Orignal, gentil orignal...

Histoires d'une petite année à Rimouski, Québec.

13 avril 2008

La fête des papilles

Vous savez quoi ? Et bien il a neigé tout le week-end... Après une semaine de quasi-printemps, c'est... comment dire, lassant !

Mais ça ne m'a pas empêché de vivre un samedi de triple initiation. Que d'aventures... Dans l'ordre : une petite balade en ski-doo, un cours de cabane à sucre et une soirée crabe des neiges...

Alors, le ski-doo, c'est pas très stable, surtout quand la neige est pas mal molle... J'aurais pas tenu 5 min de plus tellement j'étais crispée derrière le conducteur. Je ne dirais pas que c'était une grande expérience, à commencer par le ridicule du déguisement dont j'ai dû m'affubler. N'est-elle pas seyante, cette belle combinaison rouge ? (vous ne le voyez pas, mais elle m'arrive aux mollets...) :

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Mais bon, je peux dire que je l'ai fait ! Et c'était apparemment ce que voulaient les personnes qui me l'ont proposé : pouvoir dire que je suis montée sur un ski-doo... Vous être impressionnés, j'espère...

La cabane à sucre, c'est le pied. Celle où on était n'est pas très jolie, constituée d'un enchevêtrement de plaques de tôle... mais ce qu'il en sort est tellement bon qu'on en oublie le décor !! En fait on était invité (avec Aurélie) à un repas/après-midi dans la cabane, qui réunissait une poignée de collègues d'Aurélie. Délice des papilles, entre la tourtière du midi et le sucre de l'après-midi. On nous a tout bien expliqué comment on fait le sucre, le sirop, la tire... Je pourrais vous faire un cours ! Le type qui s'en occupe, Gaston, est un passionné, artisan de l'érable. Même la récolte, il la fait à la main :

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Là c'est Gaston qui nous explique que non, définitivement, les érables ne meurent pas des suites d'une entaille qui permet d'en récupérer la sève (en revanche ils se remettent rarement de coup de hache qui lui a permis de faire sa démonstration...).

Bon, alors, comment est-ce qu'on fait du sirop d'érable et autres dérivés ? La première étape, après avoir récolté la sève dans les petits pots en métal, c'est cette grosse machine là :

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L'eau d'érable passe d'un bac à l'autre, selon la concentration en sucre. Si vous saviez comme les vapeurs sentent bon !! Un concept à creuser pour faire un sauna canadien... Elle arrive dans le bac de devant et c'est là qu'elle devient du sirop. Très, très bon ce sirop tout frais, surtout la première gorgée (après c'est un peu l'explosion de sucre...). Euite, le sirop, soit on le laisse sirop, soit on continue la transformation. La première, c'est la tire d'érable, le truc que tu ne peux manger que dans une cabane à sucre. Démonstration :

Et on se retrouve avec une sorte de sucette à l'érable, à consommer sans modération, jusqu'à la seconde explosion de sucre dans l'organisme... Et puis après la tire, c'est le sucre mou (là c'est plus l'explosion, c'est le cataclysme). Et le cognac n'arrange rien à l'affaire (pas plus que la bière ou le vin... on a tout essayé).

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(c'est Aurélie)

Le sucre mou, c'est du sirop fouetté en fait, jusqu'à ce qu'il devienne crémeux. Je vous passe les détails sur les températures hyper précises qu'il faut atteindre... Voilà. Et ça je ne suis pas peu fière, et contente, de l'avoir vu. C'est presque un privilège vu que les cabanes à sucre les plus accessibles (et non familiales) sont de grosses usines à sirop d'érable !

Dernière initiation : le crabe des neiges... Je n'avais pas vraiment prévu de manger le soir en rentrant (c'est que ça cale un peu, le sucre) mais, manque de pot, Charlotte et Ben m'ont invitée à manger du crabe. Il est arrivé ! Depuis le temps qu'on m'en parle de ce crabe des neiges... Comme quoi c'est le meilleur. Comme quoi le tourteau, à côté, c'est rien. J'ai pas mangé assez de tourteau pour comparer, mais sont cousin des contrés froides est tellement bon ! C'en est écoeurant ! On ne mange que ses grosses pattes bien longues... Un délice dont il faut profiter : la saison est courte, un mois et demi peut-être, ensuite c'est le tour du homard (c'est quand même pas facile de vivre au bord de la mer...) !

Bon apétit,

Et à bientôt,

AnSo

Posté par AnFo à 17:48 - Ouikendes en folie - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

01 avril 2008

"Les joies du printemps !"

Ou "Y'en a quand même un peu ras le bol de ces tempêtes de neige qui n'en finissent pas !".

Avant tout je voudrais vous rassurer (et m'excuser platement auprès de ceux qui m'ont exprimé leur vive inquiétude) : j'ai terminé de remplir mes déclarations d'impôts. C'est compliqué, mais ça prend deux soirées, pas deux semaines. Non, ce n'est d'ailleurs pas par débordement d'activités que je n'ai rien écrit depuis un bout. Juste par flemme (beaucoup moins grave). Et pis franchement, aussi, parce que j'aimerais vous parler du printemps qui s'installe, de la neige que l'on ne fait plus que deviner, des bourgeons qui s'activent, des érables qui produisent, des crabes que l'on pêche à tour de bras, du homard qui s'en vient. Et bien que nenni. Il neige. Il tempête de neige. Il fait trop froid pour récolter crabes et sucre d'érables. Et les arbres ne se font pas avoir (ils en ont vu d'autres) : ils attendent pour exposer leurs bourgeons. En gros... c'est toujours un peu l'hiver.

Bon, faut que je sois plus précise : c'est pas que la neige ne fond pas. Elle n'est pas particulièrement transgénique notre neige. Ou extraterrestre ou surneigeuse ou que sais-je. Et comme toute bonne chose congelée qui se doit, elle fond quand les températures frôlent, voire franchissent (ça arrive) les 0°C. Donc la neige fond. Mais la neige tombe. Et on en finit pas...

Les gens en ont marre. Ou sont blasés. Deux m'ont adressé un "ah ! les joies du printemps !" en ce beau et mémorable 20 mars dernier. Le premier balayait les 10 cm de neige accumulés sur le pare-brise de sa voiture. Le second me regardait balancer par dessus bord les 30 (premiers) cm de neige qui ornaient mon balcon. Et oui, parce que le 20 mars dernier commença ce que je considérais comme la plus grosse tempête de l'hiver... jusqu'à ce qu'on me glisse que c'était la plus grosse depuis 25 ans. Pas moins.

Ça donne quoi ? Et bien vents forts et tombe la neige sans interruption pendant 36 heures. Deux pelletages de balcon. Une journée enfermée. Un sauvetage de chat. Et pas mal de lecture. Et en images (regardez bien le film jusqu'au bout : outre qu'il s'agit indéniablement d'un grand moment de l'art du film documentaire, avec une bande son originale de grande qualité, je suis pas mal fière de la façon dont j'ai - in extremis - rattrapé le Jean-Guy qui tentait de s'enfuir. Cet idiot adore manger la neige, mais il a tendance à oublier qu'il n'a pas de griffes, ce qui n'est pas un avantage pour un chat qui veut tenter l'aventure dehors) :

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C'est beau hein !
De moult grosses bises,
AnSo

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18 mars 2008

Et un de plus !

Mes soirées sont décidément palpitantes.

Les deux dernières furent consacrées à ma déclaration d'impôts... Double déclaration, provinciale et fédérale. Double dose de plaisir ! C'est d'une complexité incroyable (la plupart ici font appel à un comptable pour préparer leur rapport d'impôts... c'est dire !) : plein de lignes qui renvoient à un guide et/ou à des annexes ou encore à des grilles de calcul ; des calculs qu'il faut reporter sur la déclaration ; des calculs qu'il faut faire et refaire... et refaire encore, parce que tu t'es plantée à la ligne 275 de l'annexe P (dont le résultat doit figurer à la ligne 476 de la déclaration pour pouvoir calculer ce que tu leur dois... ou qu'ils te doivent). Jamais la déclaration d'impôt française ne m'avait paru aussi simple à remplir.

Mais c'est pas grave parce que ce soir, c'est les vacances de Pâques. Et comme la longueur des vacances est inversement proportionnelle à la taille du pays (c'est bien connu, quoique par très peu de gens), et bien on se contentera de 4 jours (dont deux sous la 8963ème tempête de neige de l'année).

Vive l'hiver au printemps !!

De moult bises,

AnSo

Posté par AnFo à 21:34 - En vrac et dans le désordre - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Un pas de plus vers l'intégration

Hier soir, j'ai mangé une poutine ("saucisse BBQ", pour les experts).
C'est un pas de trop vers la culture québécoise... Enfin, vers une certaine forme de la culture québécoise, spongieuse et grinçante... (et oui, le "fromage en morceaux" grince sous les dents).

Posté par AnFo à 11:00 - En vrac et dans le désordre - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

16 mars 2008

Village de poupées

... euh, de pêcheurs, plutôt.

Mais ça se ressemble. Enfin, ça doit bien se ressembler. Mais j'ai jamais vu de village de poupées, alors...

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Tous les ans, quand le fleuve a bien gelé, les pêcheurs investissent la rive du Saint-Laurent (et de pas mal de rivières et autres lacs...). Ils se montent leur petite cabane. Ils font un trou au milieu. Et... ils y passent leur journée, à attendre que le poisson morde. Le pauvre poisson, qui doit voir dans cette hameçon qui pend une occasion de se barrer de cette eau gelée (le poisson n'est pas fin-fin - sauf la raie, peut-être - et frileux, c'est bien connu), se retrouve aussitôt à frire au-dessus du poêle à bois, seul objet qui, avec la chaise qui soutient le hul du pêcheur valeureux, meuble ces jolies maisonnettes...

... que voici (trouvez l'intrus):

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Bon, c'est pas vrai : ils font pas cuire le poisson sur place. Sinon ça sentirait bon (or ça ne sent rien, à part peut-être le froid). Mais ça serait drôlement bien ! On pourrait faire une dégustation en se baladant d'une baraque à l'autre et en comparant les prouesses culinaires de Desjardins et du Magasin Général... Mais les pêcheurs n'ont pas le droit de le vendre leur poisson, de toute façon...

En tout cas, ça fait bizarre de se balader sur le fleuve gelé. Je dirais même que c'est pas complètement rassurant. Y'a de drôle de bruits, de glace qui craque et qui bouge. Normal, la marée continue à monter et descendre. Et puis parfois le pied s'enfonce un peu plus et casse une première couche de glace. Pourtant, il n'y a absolument aucun danger, à moins peut-être de tourner très très vite sur soi-même. Assez vite pour percer un bon 40cm de neige. Pas facile.

D'la bise,

AnSo

Posté par AnFo à 11:23 - En vrac et dans le désordre - Commentaires [4] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

01 mars 2008

Au Bic

Le parc du Bic en hiver, c'est magnifique.

Tellement beau que ça se passe de mots.

Du coup, je vous ai préparé un petit album photos : Le parc du Bic en hiver.

Il reprend deux sorties avec le club de marche. La première en janvier. La seconde, la dernière fin de semaine : on est parti deux jours, avec nuits en yourte et raquettes ou marche dans la journée... Bref ! Vous verrez du soleil, de la banquise, de la forêt, des gens du club... et quelques habitats hivernaux.

Un gros plein de grosses bises à tous.

PS : J'envie ceux pour qui le printemps a pointé son nez. Ici il reste... humm... 3 petits mois avant que les fleurs ne fleurissent. Trois mois où redoux et chutes de neige vont alterner. Trois mois à marcher sur de la glace ou dans la boue !!

Posté par AnFo à 15:31 - À pied autour de Rimouski - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

26 février 2008

Des glaçons aux raquettes

C'était une belle matinée de février : -20°C, un ciel plutôt "bas" qui déverse ses gros flocons de neige sur quelques courageux randonneurs... Je n'aurais pas prévu de faire cette sortie avec le club de marche si la destination n'avait pas été dans une zone où j'étudie un projet de parc éolien, histoire de voir à quoi ça ressemble... (la zone, pas le parc éolien). Plutôt motivée, donc, jusqu'à ce qu'on nous annonce, au moment de partir, que la destination avait été changée... Trop tard pour retourner voir Morphée... Tant pis ! De toute façon j'étais déjà transformée en bonnedame de neige en arrivant au rendez-vous.

Nous voilà donc partis pour la réserve Duchénier, pas très loin de Rimouski, avec la promesse de voir plein de chevreuils. J'en ai aperçu un, de loin... très loin. En revanche j'ai vu plein de neige et au moins autant d'arbres...

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Là c'est une partie du groupe :

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Et là, la rivière Rimouski toute gelée... ou presque. Repérez le pont, tout au fond : ça sera le but ultime de notre balade, notre sésame pour enfin quitter les bords d'une rivière pas très accueillants (à moins qu'ils ne le soient trop).

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Rivière que l'on traverse ici :

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Bon, j'ai pas l'air très enthousiaste, mais en fait c'était une super randonnée. Juste un tout petit peu trop aventureuse à mon goût 1) parce que quand on tombe dans un trou en forêt, masqué par la neige, avec les raquettes coincées sous les branches et de la neige jusqu'au hanches... et bien c'est pas facile de sortir (surtout quand on chausse du 188 à cause des raquettes !) (bon... c'est quand même très rigolo...). Un peu comme ça (sauf que c'est pas moi) :

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Et 2) parce que j'ai pas trop aimé le moment où mes raquettes se sont enfoncées dans la rivière soit disant gelée et où je me suis retrouvée dans une situation assez... pénible (euh... aidez-moi ! je tombe...), jusqu'à ce qu'un compère saute, vole et s'agenouille à mon secours... Vous pouvez pas savoir comme j'ai apprécié les 2-3 arbustes que j'ai pu accrocher pour être sûre de ne pas tomber à l'eau... Mais j'ai mis quelques minutes à retrouver assez de force pour me mettre debout (noyées, les forces). Plus de peur que de mal. Un pied mouillé mais même pas gelé (là je vous avoue que j'ai pas compris vu qu'à chaque pas ça faisait des grands slurps...). Bon, ceci dit, j'étais impatiente de rejoindre le pont sus-cité, d'autant plus qu'on était coincé entre la rivière et une falaise. Impossible, donc, de reprendre par la forêt et de s'éloigner de cette foutue rivière !... qui ressemble à ça, quand on voit bien qu'elle n'est pas du tout toute gelée :

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Conclusion 1 : je ne me suis pas noyée...

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Conclusion 2 : je sais comment faire pousser de groooos glaçons sous des raquettes !

On apprend tous les jours !

La prochaine fois, petit avant goût du printemps...

Des bises en pagaille,

AnSo

Posté par AnFo à 21:04 - À pied autour de Rimouski - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

19 février 2008

Escapade (4) : (en)Fin

Oui, enfin.

Dernier épisode, donc, de notre petit séjour avec Chamou, rentré en France depuis plus d'un mois...

Tout a commencé sur la route entre Rimouski et Saint-Anne-des-Monts. À Matane : deux pouceux sur le bord de la route. On s'arrête : ils vont au même endroit que nous, ça tombe bien. Nous voilà donc partis à 4 pour l'auberge de jeunesse du Sea Shack à Saint-Anne-des-Monts. Nous passons 3 jours vraiment sympathiques avec Alice et Johan, nos pouceux, accessoirement gardiens de refuge en Ariège.

L'auberge est située tout au bord du Saint-Laurent et ressemble à ça (prise depuis la banquise) :

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Le bâtiment bleu c'est le bâtiment principal, avec dortoirs et salle commune. Deux petits chalets à droite. Et ce qu'on ne voit pas trop sur la photo : la yourte dans laquelle nous dormons, derrière le "bar d'été" (à gauche, on peut pas le louper), et puis la jacuzzi juste devant le bâtiment bleu. Le but est apparemment d'alterner les bains dans l'eau chaude et les passages dans la neige. Avis aux amateurs (dont je ne fais pas partie...).

Trois jours, trois balades.

D'abord une petite sortie en raquettes. On part avec Chamou explorer les alentours. Dommage que la nuit tombe si vite et nous oblige à faire demi-tour : c'est magnifique !

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Deuxième jour : on part avec Alice, Johan et Daniel (qui bosse à l'auberge). L'idée c'est de partir à pied de l'auberge, monter très haut par la forêt et puis de redescendre jusqu'à la maison d'un type qui élève des chiens de traineau... Enfin, l'idée c'est surtout de trouver le chemin qui part de l'auberge, passe par la montagne pour nous mener à la dite maison. Daniel est sûr de pouvoir le trouver et nous on est tenté par l'aventure... A part la première heure de marche, il fait un vrai temps de chiottes (quand on a tiré la chasse d'eau) !

On échoue... et on fait demi-tour une fois arrivés en haut (admirez la coupe rase...), trempés jusqu'aux os... mais ravis :

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On se rentre pour manger ce qui doit être parmi les meilleures pâtes de ma vie (ce qui tient plus au froid, à la faim et à la fatigue qu'au goût des pâtes... mais quand même, on assure dans la péparation du gratin "vide frigo").

Dernier jour. L'idée de repartir à Rimouski me tente d'autant moins qu'elle signifie la reprise du boulot et la fin de notre joli périple d'une dizaine de jours... M'enfin, on se prépare. Petite visite de la banquise fondante devant l'auberge, avant de partir :

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Direction le parc de la Gaspésie où aucun de nous n'a encore mis les pieds. Je sais pas ce qu'il en est pour Alice et Johan, mais Chamou et moi n'y avons toujours pas mis les pieds... On voulait rejoindre l'entrée du parc par une petite route, histoire de voir du pays. Et on s'est retrouvé sur une route tellement petite qu'elle n'était pas déneigée jusqu'au bout... Mais on avait roulé plus d'une heure alors pas question de faire demi tour, tant pis pour le parc. Après tout, la montagne c'est la montagne et au moins on était tout seul...

Ce fut épique. D'abord parce qu'on est parti sans raquettes et qu'on s'enfonçait jusqu'aux mollets à chaque pas (très fatigant). Ensuite parce qu'on a décidé, après avoir monté un joli sentier en forêt, de redescendre par la forêt... sans le sentier. Là c'était plus aux mollets qu'elle nous arrivait, la neige, mais à mi-cuisses... voire plus haut. Pas forcément très sérieux, mais très amusant. Il faut dire aussi qu'on suivait des traces d'orignaux toutes fraîches, des fois qu'on aurait pu apercevoir le bout du museau de la bête (mais non... Les orignaux existent-ils vraiment ??).

Tout en bas, on est tombé sur une installation assez impressionnante : des arbres reliés par tout un réseau de fils et de tuyaux. Si vous devinez ce que c'est, je vous en ramène un pot ! (Chamou, t'as pas le droit de jouer !!)

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Retour à la voiture, plus que détrempés pas nos roulades dans la neige. Puis retour à l'auberge, finalement, pour un dernier thé avant le vrai départ. Et retour à Rimouski. Et c'est fini !!

Voilà, c'était en janvier. Nous sommes en février et les balades continuent. La prochaine fois je vous raconterais comment je ne suis pas tombée dans la rivière Rimouski gelée...

Sinon, tout va bien. Je croule un peu sous le boulot, mais il est toujours aussi passionnant (je vous en parle pas trop : o l'est pas vraiment photogénique...). Le temps passe comme une flêche (ce qui ne veut rien dire si on ne s'imagine pas que la flêche a quitté son arc...). Si tout se passe bien, je devrais faire un petit aller retour en France pour un oral de concours en avril. En mai, Soizic et Béa viennent me voir (vivement !). En juin, nouvel aller retour rapide en France pour un séminaire... En juillet, j'imagine bien que je vais venir me poser, pour de vraies vacances cette fois, en France. Où serai-je en août ? That is the question (mais c'est encore loin)

À la prochaine,

AnSo

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18 février 2008

Raté

Allo !
Samedi j'étais fermement décidée à vous ramener un superbe reportage photographique sur le village de pêcheurs de Rimouski : petites cabanes de bois peintes installées sur la banquise, où les pêcheurs sur glace s'abritent pour aller conquérir je ne sais plus quel poisson, mais je l'ai su...
Bref. Je me prépare et je pars alerte, guillerette et surtout bien couverte. Il fait beau, Il fait froid.

J'aurai tenu 20 min.
Vingt minutes à avancer sur la Promenade de Rimouski, au bord du fleuve, en plein vent. J'ai fait fi des stalactites qui me sortaient du nez. Mais quand j'ai senti mes larmes se glacer sur mes joues, là j'avoue, j'ai abandonné. J'ai tourné à gauche et je me suis retrouvée dans la rue commerçante... (à l'abri du vent c'est fou ce qu'il fait meilleur !)

Le village des pêcheurs, ça sera pour une autre fois. Pour un jour sans vent, où il fera plus de -25°C. Vous en faites pas, la banquise a encore de beaux jours devant elle, même s'il lui en faut pas beaucoup des comme aujourd'hui, où il fait +6-8°C...

D'la bise
AnSo

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10 février 2008

Pas d'escapade...

J'aurais bien dû vous raconter les épisodes 4 et suivants depuis un bail.

Je devrais même le faire, là. Maintenant.

Oui, mais non. Je suis pas inspirée.

On est dimanche presque soir. J'ai passé mon samedi à bosser, en regardant le soleil briller. J'ai passé mon dimanche à bosser, en regardant la neige tomber, avant de regarder un film - ça change de la neige - et de me mettre à cuisiner (on a développé une super activité du dimanche après-midi avec Chantal : on cuisine, soupe, gâteaux, plats divers et variés. On s'en met plein le frigo. Et pour la semaine. J'adore !!). Bref. On est dimanche presque soir et je suis pas inspirée pour vous raconter mes balades de début janvier...

Juste pour pas laisser vos yeux sur leur faim, un petit aperçu de notre banquise qui se fait, fond et se refait d'une semaine à l'autre. C'est incroyable comme ça bouge, une banquise ! Deux photos prises à une semaine d'intervalle :

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Si j'avais pris une photo aujourd'hui... ben vous n'auriez rien vu. Mais ça se serait rapproché de la seconde, côté banquise, et de la première pour la "lumière". Passionnant, non, ces histoires de banquise ?

Des bises,

Portez-vous bien,

AnSo

Posté par AnFo à 18:02 - En vrac et dans le désordre - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



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