Orignal, gentil orignal...

Histoires d'une année et plus à Rimouski, Québec. Et comme le "plus" ne cesse de s'allonger, il y a une annexe ici : http://www.logophile.canalblog.com/

14 octobre 2008

Un jour d'été indien

Après un été peu estival, on a droit à un automne sans été indien. Ou presque. Dommage, il va falloir se préparer à l'hiver, sans passer par la douceur automnale. Ou presque.

Et le presque, on l'a eu cette dernière fin de semaine.

Fin de semaine doublement réussie : parce qu'il faisait beau et doux et parce que c'était le festival de contes, Rendez-vous des Grandes-Gueules, à Trois-Pistoles. Je ne m'étendrai pas sur ce dernier, sauf pour dire que c'était parfait... Des styles de conteurs très différents, d'origines diverses et variées pour ce que j'en ai vu. Bref. Trois belles soirées à écouter des gens nous raconter des histoires. De Jules Verne, d'ouest lointain, de création du monde, d'animaux intelligents, d'hommes arrogants, grippe-sous, parfois magiciens ou juste horlogers. Des contes, quoi.

En revanche, puisqu'on a pris le temps de se balader, avec Charlotte et Ben, je vais à mon tour prendre le temps de vous emmener sur un petit bout de sentier. Dans les Basques, la MRC, pas le "Pays", le long de la rivière Trois-Pistoles, sur un fragment du sentier national qui donne juste envie de prendre un an de congé pour partir sac au dos... Mais revenons sur terre.

Sans trop de commentaires : c'était beau, ça sentait bon et on a même pu remplir un sac de pommes... tombées (après quelques secousses) d'un pommier isolé (reste plus qu'à faire de la compote...).

Deux petits kilomètres aller... :

Trois_Pistoles_20081013__5_
Depuis la passerelle Basque, sur la
rivière Trois-Pistoles

Trois_Pistoles_20081013__7_
Sur la passerelle...

Trois_Pistoles_20081013__10_
Ruines de barrage

Trois_Pistoles_20081013__11_
Un champ (ça change de la forêt)

Trois_Pistoles_20081013__12_
Le chemin

Trois_Pistoles_20081013__14_
Point de vue sur la rivière...
et les champs

Trois_Pistoles_20081013__15_
Travail baclé

Trois_Pistoles_20081013__16_
Encore un champ

Trois_Pistoles_20081013__18_
Sortie de la forêt

Trois_Pistoles_20081013__19_
Dans le champ, toujours

Trois_Pistoles_20081013__20_
Y'en a des qui sont bien installés...

... et retour (je ne saurais trop vous conseiller de regarder les photos dans l'autre sens...).

Dommage que l'automne soit si court, ce sentier parcours la région sur des dizaines de kilomètres !

Sur ce, bonjour chez vous.
D'la bise,
AnSo

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28 septembre 2008

Détour par l'été (1)

Bon, c'est malin. A force de ne pas prendre le temps d'écrire, je me retrouve avec plein de photos en stock, que je vous ai même pas montrées, plein de souvenirs dont je vous ai même pas parlé ou si peu. Du coup, je me sens un brin frustrée. Alors avant de vous conter ma rencontre avec les caribous (les orignaux n'ont qu'à bien se tenir : va pas falloir qu'ils jouent trop longtemps à cache-cache avant que je change de titre), que je vous cause de cet été. En plus que résumé. En fort synthétique. En survol.

Si je devais garder une seule photo, ça serait celle-ci... et ne me demandez pas pourquoi. Enfin, je pourrais au moins vous répondre que c'était lors d'une de nos sorties les plus dépaysantes (au moins), au festival Country (oui, oui) de Saint-Gabriel. Imaginez des dizaines de cow-boys qui, entre deux rodéos, vont faire un petit pas de danse... ou deux... de danse en ligne bien sûr (je fais celle qui n'a pas découvert ça y'a quelques semaines seulement). Ben le cow-boy, il ressemble à ça :
Festival_Country_20080809__3_

Et ses copains bûcherons... Puisque, au cas où vous ne le sauriez pas, le cow-boy a des copains bûcherons. Faut pas croire qu'il fait tout à la maison, hein ! Pas sûre qu'il fasse grand chose d'autre que monter à cheval et danser, d'ailleurs... Bref. Et ses copains bûcherons, ben ils sont là :
Festival_Country_20080809__6_

Hum... Moins classes, quand même ! Je crois bien qu'ils ont passé l'après-midi à débiter des grosses poutres... J'imagine que c'était pour faire des sous-bocks géants (à mon avis l'explication la plus vraisemblable. Ceci dit, si vous avez d'autres idées, n'hésitez pas à m'en faire part).

Pour rester dans la douce, mais néanmoins drôle, beauferie (j'assume, qu'importe ce que dira le cow-boy qui tombera sur ce blog !!), voyons ce qui se passe lors d'un bel après-midi d'août, alors que vous avez prévu de marcher quelques kilomètres pour rallier une petite plage tranquille au bord du fort beau et grand lac Matapédia. Ben comme prévu, vous marchez. Et pis comme prévu vous arrivez sur la plage. Tranquille.

La plage tranquille :
Matap_dia_20080817__3_

Là vous découvrez que l'eau est chaude et que, ma foi, il ferait bon se baigner. Vous découvrez aussi, mais 3 secondes plus tard, que vous avez laissé votre maillot de bain dans la voiture... à 3 kilomètres. Qu'importe, y'a personne sur la plage, à part Aurèl et Sylvain qui ne m'en tiendront pas rigueur (j'espère ?)... et puis une fois n'est pas coutume (désolée pour ce détail intime) : mes sous-vêtements sont assortis. Allons ! allons ! soyons folle... Oui, mais pas longtemps. Nous avions à peine mis les pieds dans l'eau que le doux bruit de hors-bords s'est fait entendre... se rapprochant, se rapprochant, se rapprochant... pour venir accoster sur notre plage. Bon, accordons à leurs passagers la même déception que nous (l'effort des 3km de marche en moins) : ils comptaient certainement s'installer sur une plage rien que pour eux.

Les hors-bord sur la plage (sans leurs 10 passagers et leurs 3 glacières de bière...) :
Matap_dia_20080817__4_

Va pour la tranquillité. La plage est assez grande pour la partager. C'est en tout cas ce qu'on aurait pu se dire jusqu'à ce que, 10 minutes plus tard, de nouveaux compagnons motorisés n'arrivent... et ne garent leur p... de machines non pas sur le stationnement à 10 mètres de la plage, mais bien sur la plage, avec un petit détour par le lac, parce que c'est vraiment trop drôle le VTT dans l'eau... Le VTT d'ici, j'entends, soit véhicule tout terrain, soit encore quad. Sans commentaire, y'a qu'à voir le sourire jaune d'Aurèl et Sylvain... (merci pour la pause):
Matap_dia_20080817__5_

Voilà ! voilà ! On est reparti.

Et là je me rends compte que cette série de joyeusetés beaufes (bizarre, ce mot, au féminin...) eut été tout à fait assortie à notre petite soirée ciné-parc... Flûte ! Je n'ai pas récupéré les photos... (Aurèèèèèèl !). Tant pis. Je vous laisse nous imaginer en train de regarder Batman puis Max la menace, installés dans un Dodge Caravan, à peu près seuls sur le grand terrain du ciné-parc, en mangeant une poutine et en buvant bière et coca (comment ça je vous en demande trop ?!).

D'la bise.
Et au prochain détour !
AnSo

Posté par AnFo à 15:42 - En vrac et dans le désordre - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

17 septembre 2008

Blague…

Envoyer un colis de la France au Québec, c'est plutôt simple, pas cher et rapide. J'ai l'autre jour reçu un carton de 22 bouquins(de poche) en recommandé, pour 11 euros et en 10 jours. La classe. En plus on peut envoyer ce que l'on veut, littérature comme nourriture (même des gâteaux au miel, c'est dire). Bref.

Du coup, je m'suis dit que j'allais envoyer un colis sucré à mon papa, histoire de marquer son passage dans une nouvelle décennie (avec certes un peu de retard... l'envoi, pas le passage... mais il s'est échappé dans les Pyrénées (Papa) rendant inutile voire risqué l'envoi de denrées alimentaires à la maison... sans personne pour les accueillir. ReBref). Me voilà donc équipée de mes sucre, gelée, sirop, beurre, etc. d'érable, en train de préparer un joli mais néanmoins solide paquet. Avec force scotch, bulles, flocons, bouts de tissus et j'en passe, pour sauver les petits pots de l'indélicatesse des facteurs (c'est bien connu)...
Passage à la poste de lendemain, chargée de mon carton d'à peine 3 kilos.
"C'est combien pour envoyer en France ?"...
...
...
...
...
"Glurps"

Et bien mon colis n'est pas parti.
Remarquez, la réponse avait le mérite d'être drôle : 50$ par voie de terre (c'est comme ça qu'ils appellent la traversée de l'Atlantique par bateau... allez comprendre). Soit plus d'un mois de voyage, largement plus. Presque 100$ pour un envoi "express" par avion (2 à 3 semaines).

C'est la faute à la privatisation, m'a-t-on dit. Alors profitez bien de ce que vous avez en France, ça pourrait ne pas durer !

En parlant de choses qui durent... ou pas, je vais bientôt mettre fin à mon manque d'assiduité à donner des nouvelles, mettre le blog à jour, etc. Si, si ! Bientôt.

Un colis de bises... les seuls qui voyagent aussi gratuitement que promptement !!

AnSo

Posté par AnFo à 14:36 - Commentaires [5] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

22 juillet 2008

En forme le Johnny !*

Etonnant concert ce dimanche d'un Johnny Cash revisité mais pas si mal... Disons qu'on s'est bien marré et que le spectacle valait le déplacement. C'était pourtant mal parti, vu qu'on pensait sinon rentrer gratos, du moins ne pas payer l'intégralité du tarif de la journée (25$), en se pointant 5 min avant le dernier concert... Que nenni. Merci donc aux personnes qui nous ont gentiment laissé leur petit badge d'entrée... (et moins merci aux organisateurs).

Bon, je crois que ça se passe de commentaires, alors retour sur la soirée en images... animées ou pas.

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Il s'en passe des choses à Rimouski, quand même !
Bises
AnSo

*Pour vous dire s'il s'en passe, des choses, ce billet a été en partie réécrit suite à une intervention du... chanteur.

Posté par AnFo à 20:43 - Ouikendes en folie - Commentaires [6] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

18 juillet 2008

Avec procrastination

J'ai découvert un mot que je trouve magnifique. À la fois au son et par ce qu'il permet d'exprimer...
Palinodies (oui, c'est un mot volontiers pluriel). Vous connaissez ?
C'est l'art de se rétracter, de faire volte-face. De dire que "non, ô grand jamais, loin de moi cette idée, comment aurais-je pu dire ça hier alors qu'aujourd'hui je pense et j'affirme le contraire (un contraire dont je me dédirai demain, mais c'est un autre jour)".
Je vous laisse deviner de qui il était question quand ces palinodies m'ont sauté aux yeux et que j'ai à mon tour sauté dans un dico pour en découvrir le sens (il paraitrait que son fils est opportuniste, enfin, c'est ce que, comme tant d'autres mais malheureusement pas tous, je comprends en lisant les quelques lignes "dramatiques" de Siné, mais c'est une autre histoire).

Je me dis qu'avec la procrastination, les palinodies peuvent participer à un art de vivre peu banal... Si, par pure étourderie, tu as oublié de repousser un truc au lendemain et bien tu prétends que non, c'est pas toi qui l'as fait. Ça permet, le plus souvent, de ne rien faire et, accessoirement, de faire n'importe quoi.

Pratique.

Sur ce,

À la prochaine,

AnSo

Posté par AnFo à 14:51 - Commentaires [3] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

15 juillet 2008

Bestiaire

Tant que je vous ai sous le clavier, faut quand même que je vous dise que j'ai enfin vu plein d'animaux mythologiques qui, en fait, existent bien. Ça fait un bail maintenant, c'était mi-mai, quand Soizic et Béa ont courageusement franchi l'Atlantique pour venir me voir... C'était... comment dire...

Soit émouvant :

- Oh ! regardez / un cheval sur le bord de la route...

- Mais non ! Mais c'est pas un cheval ! c'est  un o-ri-gnal !! Enfiiiiiin !(une madame orignal, pour être précise).

Orignal3

Orignal4

Curieux :

- Ben tiens ! Les porcs-épics, ça grimpe dans les arbres ? ben ça alors...

- Ah ouais... et puis ça arrive à en descendre tout seul. Pas besoin d'appeler les pompiers...

12_Gasp_sie_Mont_Saint_Alban

Forillon_1___Mont_Saint_Alban__13_

Ou bien brustrant :

- merde ! les phoques rendent rien sur la photo !

(heureusement, y'a d'autres bêtes photogéniques... y'a qu'à voir:)

Forillon_1___Mont_Saint_Alban__8_

Soit rudement effrayant :
- oh ! regardez le 125ème porc-épic de la journée dans le petit arbre que voici !
- Ah oui, dis-donc, il est bien sombre !
- Humm, oui, on dirait même un... mais oui, c'est bien ça, on dirait un porc-épic déguisé en ours...
- Non, Béa, non, tu ne t'arrêtes pas pour le prendre en photo... Nooooon...
Et si : je vous le dis, pour info, le porc-épic déguisé en ours met moins de 2 secondes pour descendre d'un arbre. A croire que son déguisement ne le gêne absolument pas... Quant à Soizic et moi, on met aussi moins de 2 secondes pour prendre nos jambes à notre cou (mais sans déguisement)... Merci quand même à Béa d'avoir braver les règles les plus élémentaires en cas de rencontre avec un ours en zone non protégée (en dehors d'un zoo, quoi) et sans gaz moutarde à porter de main... J'aurais au moins appris que j'ai une peur bleue des ours, même des noirs, sensés se nourrir de salade verte...

Ours

Oualà ! C'était un flash spécial "nos amis les bêtes", en direct de... mais 2 mois après.

D'la bise,

AnSo

Posté par AnFo à 19:14 - En vrac et dans le désordre - Commentaires [4] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Madame Prudente

C'est quand même marrant...
Soit mon banquier est extra-lucide, soit il est hyper fort... soit il a eu un coup de bol...
Je me souviens d'un petit bouquin qu'on avait préparé pour un "départ" du Cemagref. Chaque personne qui participait s'était choisi un personnage de Roger Hargreaves pour se représenter et écrire un petit mot (ceux qui participaient s'en souviendront... Émilie aussi, j'espère ! et tu m'excuseras pour les guillemets...). Moi, fidèle à mon indécision chronique, je ne savais pas quoi choisir, jusqu'à ce qu'on me colle Madame Prudente, "Ben ouais, c'est évident, elle est faite pour toi". Assez d'accord...
Me voilà, donc :
Madame_Prudente
Et bien figurez-vous que mon banquier, donc, que je rencontrais pour la première fois tout à l'heure, histoire de discuter placements, histoire, du moins de l'écouter parler de placements auxquels je ne comprends rien, m'a cataloguée en une bonne dizaine de minutes dans la catégorie des investisseurs "prudents"... Ni conservatrice, ni pondérée, encore moins équilibrée ou... croissante, me voilà donc prudente.

Et oui, Madame Prudente, c'est bien moi (merci Roger)... C'est définitif.
Je sais enfin qui je suis...

D'la bise,
AnSo

Posté par AnFo à 19:00 - En vrac et dans le désordre - Commentaires [3] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

11 juillet 2008

Retour fracassant

Je dois vous faire un aveu : je crois bien que j'aime la poutine.
Me v'là bien barrée...

Je vous reviens, c'est promis, un de ces quatre (y a-t-il encore quelqu'un qui s'embête à aller sur ce blog moribond ?)... mais comme c'est l'été et qu'il faut bien en profiter, et bien quand je ne bosse pas je ne reste pas chez moi. Et si accidentellement je me retrouve chez moi (un accident est vite arrivé, surtout quand il pleut un jour sur deux) et beh j'ai plus le goût de me plonger dans un bouquin que d'avoir les yeux rivés sur l'écran de mon PC. Mille excuses pour ce manque d'assiduité..

Et mille bises en passant !
AnSo

Posté par AnFo à 15:44 - En vrac et dans le désordre - Commentaires [3] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

13 avril 2008

La fête des papilles

Vous savez quoi ? Et bien il a neigé tout le week-end... Après une semaine de quasi-printemps, c'est... comment dire, lassant !

Mais ça ne m'a pas empêché de vivre un samedi de triple initiation. Que d'aventures... Dans l'ordre : une petite balade en ski-doo, un cours de cabane à sucre et une soirée crabe des neiges...

Alors, le ski-doo, c'est pas très stable, surtout quand la neige est pas mal molle... J'aurais pas tenu 5 min de plus tellement j'étais crispée derrière le conducteur. Je ne dirais pas que c'était une grande expérience, à commencer par le ridicule du déguisement dont j'ai dû m'affubler. N'est-elle pas seyante, cette belle combinaison rouge ? (vous ne le voyez pas, mais elle m'arrive aux mollets...) :

PICT0004

Mais bon, je peux dire que je l'ai fait ! Et c'était apparemment ce que voulaient les personnes qui me l'ont proposé : pouvoir dire que je suis montée sur un ski-doo... Vous être impressionnés, j'espère...

La cabane à sucre, c'est le pied. Celle où on était n'est pas très jolie, constituée d'un enchevêtrement de plaques de tôle... mais ce qu'il en sort est tellement bon qu'on en oublie le décor !! En fait on était invité (avec Aurélie) à un repas/après-midi dans la cabane, qui réunissait une poignée de collègues d'Aurélie. Délice des papilles, entre la tourtière du midi et le sucre de l'après-midi. On nous a tout bien expliqué comment on fait le sucre, le sirop, la tire... Je pourrais vous faire un cours ! Le type qui s'en occupe, Gaston, est un passionné, artisan de l'érable. Même la récolte, il la fait à la main :

PICT0005

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Là c'est Gaston qui nous explique que non, définitivement, les érables ne meurent pas des suites d'une entaille qui permet d'en récupérer la sève (en revanche ils se remettent rarement de coup de hache qui lui a permis de faire sa démonstration...).

Bon, alors, comment est-ce qu'on fait du sirop d'érable et autres dérivés ? La première étape, après avoir récolté la sève dans les petits pots en métal, c'est cette grosse machine là :

PICT0002

L'eau d'érable passe d'un bac à l'autre, selon la concentration en sucre. Si vous saviez comme les vapeurs sentent bon !! Un concept à creuser pour faire un sauna canadien... Elle arrive dans le bac de devant et c'est là qu'elle devient du sirop. Très, très bon ce sirop tout frais, surtout la première gorgée (après c'est un peu l'explosion de sucre...). Euite, le sirop, soit on le laisse sirop, soit on continue la transformation. La première, c'est la tire d'érable, le truc que tu ne peux manger que dans une cabane à sucre. Démonstration :

Et on se retrouve avec une sorte de sucette à l'érable, à consommer sans modération, jusqu'à la seconde explosion de sucre dans l'organisme... Et puis après la tire, c'est le sucre mou (là c'est plus l'explosion, c'est le cataclysme). Et le cognac n'arrange rien à l'affaire (pas plus que la bière ou le vin... on a tout essayé).

PICT0014

(c'est Aurélie)

Le sucre mou, c'est du sirop fouetté en fait, jusqu'à ce qu'il devienne crémeux. Je vous passe les détails sur les températures hyper précises qu'il faut atteindre... Voilà. Et ça je ne suis pas peu fière, et contente, de l'avoir vu. C'est presque un privilège vu que les cabanes à sucre les plus accessibles (et non familiales) sont de grosses usines à sirop d'érable !

Dernière initiation : le crabe des neiges... Je n'avais pas vraiment prévu de manger le soir en rentrant (c'est que ça cale un peu, le sucre) mais, manque de pot, Charlotte et Ben m'ont invitée à manger du crabe. Il est arrivé ! Depuis le temps qu'on m'en parle de ce crabe des neiges... Comme quoi c'est le meilleur. Comme quoi le tourteau, à côté, c'est rien. J'ai pas mangé assez de tourteau pour comparer, mais sont cousin des contrés froides est tellement bon ! C'en est écoeurant ! On ne mange que ses grosses pattes bien longues... Un délice dont il faut profiter : la saison est courte, un mois et demi peut-être, ensuite c'est le tour du homard (c'est quand même pas facile de vivre au bord de la mer...) !

Bon apétit,

Et à bientôt,

AnSo

Posté par AnFo à 17:48 - Ouikendes en folie - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

01 avril 2008

"Les joies du printemps !"

Ou "Y'en a quand même un peu ras le bol de ces tempêtes de neige qui n'en finissent pas !".

Avant tout je voudrais vous rassurer (et m'excuser platement auprès de ceux qui m'ont exprimé leur vive inquiétude) : j'ai terminé de remplir mes déclarations d'impôts. C'est compliqué, mais ça prend deux soirées, pas deux semaines. Non, ce n'est d'ailleurs pas par débordement d'activités que je n'ai rien écrit depuis un bout. Juste par flemme (beaucoup moins grave). Et pis franchement, aussi, parce que j'aimerais vous parler du printemps qui s'installe, de la neige que l'on ne fait plus que deviner, des bourgeons qui s'activent, des érables qui produisent, des crabes que l'on pêche à tour de bras, du homard qui s'en vient. Et bien que nenni. Il neige. Il tempête de neige. Il fait trop froid pour récolter crabes et sucre d'érables. Et les arbres ne se font pas avoir (ils en ont vu d'autres) : ils attendent pour exposer leurs bourgeons. En gros... c'est toujours un peu l'hiver.

Bon, faut que je sois plus précise : c'est pas que la neige ne fond pas. Elle n'est pas particulièrement transgénique notre neige. Ou extraterrestre ou surneigeuse ou que sais-je. Et comme toute bonne chose congelée qui se doit, elle fond quand les températures frôlent, voire franchissent (ça arrive) les 0°C. Donc la neige fond. Mais la neige tombe. Et on en finit pas...

Les gens en ont marre. Ou sont blasés. Deux m'ont adressé un "ah ! les joies du printemps !" en ce beau et mémorable 20 mars dernier. Le premier balayait les 10 cm de neige accumulés sur le pare-brise de sa voiture. Le second me regardait balancer par dessus bord les 30 (premiers) cm de neige qui ornaient mon balcon. Et oui, parce que le 20 mars dernier commença ce que je considérais comme la plus grosse tempête de l'hiver... jusqu'à ce qu'on me glisse que c'était la plus grosse depuis 25 ans. Pas moins.

Ça donne quoi ? Et bien vents forts et tombe la neige sans interruption pendant 36 heures. Deux pelletages de balcon. Une journée enfermée. Un sauvetage de chat. Et pas mal de lecture. Et en images (regardez bien le film jusqu'au bout : outre qu'il s'agit indéniablement d'un grand moment de l'art du film documentaire, avec une bande son originale de grande qualité, je suis pas mal fière de la façon dont j'ai - in extremis - rattrapé le Jean-Guy qui tentait de s'enfuir. Cet idiot adore manger la neige, mais il a tendance à oublier qu'il n'a pas de griffes, ce qui n'est pas un avantage pour un chat qui veut tenter l'aventure dehors) :

PICT0005

PICT0006

C'est beau hein !
De moult grosses bises,
AnSo

Posté par AnFo à 21:57 - Considérations météorologiques - Commentaires [3] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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