26 février 2008
Des glaçons aux raquettes
C'était une belle matinée de février : -20°C, un ciel plutôt "bas" qui déverse ses gros flocons de neige sur quelques courageux randonneurs... Je n'aurais pas prévu de faire cette sortie avec le club de marche si la destination n'avait pas été dans une zone où j'étudie un projet de parc éolien, histoire de voir à quoi ça ressemble... (la zone, pas le parc éolien). Plutôt motivée, donc, jusqu'à ce qu'on nous annonce, au moment de partir, que la destination avait été changée... Trop tard pour retourner voir Morphée... Tant pis ! De toute façon j'étais déjà transformée en bonnedame de neige en arrivant au rendez-vous.
Nous voilà donc partis pour la réserve Duchénier, pas très loin de Rimouski, avec la promesse de voir plein de chevreuils. J'en ai aperçu un, de loin... très loin. En revanche j'ai vu plein de neige et au moins autant d'arbres...
Là c'est une partie du groupe :
Et là, la rivière Rimouski toute gelée... ou presque. Repérez le pont, tout au fond : ça sera le but ultime de notre balade, notre sésame pour enfin quitter les bords d'une rivière pas très accueillants (à moins qu'ils ne le soient trop).
Rivière que l'on traverse ici :
Bon, j'ai pas l'air très enthousiaste, mais en fait c'était une super randonnée. Juste un tout petit peu trop aventureuse à mon goût 1) parce que quand on tombe dans un trou en forêt, masqué par la neige, avec les raquettes coincées sous les branches et de la neige jusqu'au hanches... et bien c'est pas facile de sortir (surtout quand on chausse du 188 à cause des raquettes !) (bon... c'est quand même très rigolo...). Un peu comme ça (sauf que c'est pas moi) :
Et 2) parce que j'ai pas trop aimé le moment où mes raquettes se sont enfoncées dans la rivière soit disant gelée et où je me suis retrouvée dans une situation assez... pénible (euh... aidez-moi ! je tombe...), jusqu'à ce qu'un compère saute, vole et s'agenouille à mon secours... Vous pouvez pas savoir comme j'ai apprécié les 2-3 arbustes que j'ai pu accrocher pour être sûre de ne pas tomber à l'eau... Mais j'ai mis quelques minutes à retrouver assez de force pour me mettre debout (noyées, les forces). Plus de peur que de mal. Un pied mouillé mais même pas gelé (là je vous avoue que j'ai pas compris vu qu'à chaque pas ça faisait des grands slurps...). Bon, ceci dit, j'étais impatiente de rejoindre le pont sus-cité, d'autant plus qu'on était coincé entre la rivière et une falaise. Impossible, donc, de reprendre par la forêt et de s'éloigner de cette foutue rivière !... qui ressemble à ça, quand on voit bien qu'elle n'est pas du tout toute gelée :
Conclusion 1 : je ne me suis pas noyée... Conclusion 2 : je sais comment faire pousser de groooos glaçons sous des raquettes !
On apprend tous les jours !
La prochaine fois, petit avant goût du printemps...
Des bises en pagaille,
AnSo
19 février 2008
Escapade (4) : (en)Fin
Oui, enfin.
Dernier épisode, donc, de notre petit séjour avec Chamou, rentré en France depuis plus d'un mois...
Tout a commencé sur la route entre Rimouski et Saint-Anne-des-Monts. À Matane : deux pouceux sur le bord de la route. On s'arrête : ils vont au même endroit que nous, ça tombe bien. Nous voilà donc partis à 4 pour l'auberge de jeunesse du Sea Shack à Saint-Anne-des-Monts. Nous passons 3 jours vraiment sympathiques avec Alice et Johan, nos pouceux, accessoirement gardiens de refuge en Ariège.
L'auberge est située tout au bord du Saint-Laurent et ressemble à ça (prise depuis la banquise) :
Le bâtiment bleu c'est le bâtiment principal, avec dortoirs et salle commune. Deux petits chalets à droite. Et ce qu'on ne voit pas trop sur la photo : la yourte dans laquelle nous dormons, derrière le "bar d'été" (à gauche, on peut pas le louper), et puis la jacuzzi juste devant le bâtiment bleu. Le but est apparemment d'alterner les bains dans l'eau chaude et les passages dans la neige. Avis aux amateurs (dont je ne fais pas partie...).
Trois jours, trois balades.
D'abord une petite sortie en raquettes. On part avec Chamou explorer les alentours. Dommage que la nuit tombe si vite et nous oblige à faire demi-tour : c'est magnifique !
Deuxième jour : on part avec Alice, Johan et Daniel (qui bosse à l'auberge). L'idée c'est de partir à pied de l'auberge, monter très haut par la forêt et puis de redescendre jusqu'à la maison d'un type qui élève des chiens de traineau... Enfin, l'idée c'est surtout de trouver le chemin qui part de l'auberge, passe par la montagne pour nous mener à la dite maison. Daniel est sûr de pouvoir le trouver et nous on est tenté par l'aventure... A part la première heure de marche, il fait un vrai temps de chiottes (quand on a tiré la chasse d'eau) !
On échoue... et on fait demi-tour une fois arrivés en haut (admirez la coupe rase...), trempés jusqu'aux os... mais ravis :
On se rentre pour manger ce qui doit être parmi les meilleures pâtes de ma vie (ce qui tient plus au froid, à la faim et à la fatigue qu'au goût des pâtes... mais quand même, on assure dans la péparation du gratin "vide frigo").
Dernier jour. L'idée de repartir à Rimouski me tente d'autant moins qu'elle signifie la reprise du boulot et la fin de notre joli périple d'une dizaine de jours... M'enfin, on se prépare. Petite visite de la banquise fondante devant l'auberge, avant de partir :
Direction le parc de la Gaspésie où aucun de nous n'a encore mis les pieds. Je sais pas ce qu'il en est pour Alice et Johan, mais Chamou et moi n'y avons toujours pas mis les pieds... On voulait rejoindre l'entrée du parc par une petite route, histoire de voir du pays. Et on s'est retrouvé sur une route tellement petite qu'elle n'était pas déneigée jusqu'au bout... Mais on avait roulé plus d'une heure alors pas question de faire demi tour, tant pis pour le parc. Après tout, la montagne c'est la montagne et au moins on était tout seul...
Ce fut épique. D'abord parce qu'on est parti sans raquettes et qu'on s'enfonçait jusqu'aux mollets à chaque pas (très fatigant). Ensuite parce qu'on a décidé, après avoir monté un joli sentier en forêt, de redescendre par la forêt... sans le sentier. Là c'était plus aux mollets qu'elle nous arrivait, la neige, mais à mi-cuisses... voire plus haut. Pas forcément très sérieux, mais très amusant. Il faut dire aussi qu'on suivait des traces d'orignaux toutes fraîches, des fois qu'on aurait pu apercevoir le bout du museau de la bête (mais non... Les orignaux existent-ils vraiment ??).
Tout en bas, on est tombé sur une installation assez impressionnante : des arbres reliés par tout un réseau de fils et de tuyaux. Si vous devinez ce que c'est, je vous en ramène un pot ! (Chamou, t'as pas le droit de jouer !!)
Retour à la voiture, plus que détrempés pas nos roulades dans la neige. Puis retour à l'auberge, finalement, pour un dernier thé avant le vrai départ. Et retour à Rimouski. Et c'est fini !!
Voilà, c'était en janvier. Nous sommes en février et les balades continuent. La prochaine fois je vous raconterais comment je ne suis pas tombée dans la rivière Rimouski gelée...
Sinon, tout va bien. Je croule un peu sous le boulot, mais il est toujours aussi passionnant (je vous en parle pas trop : o l'est pas vraiment photogénique...). Le temps passe comme une flêche (ce qui ne veut rien dire si on ne s'imagine pas que la flêche a quitté son arc...). Si tout se passe bien, je devrais faire un petit aller retour en France pour un oral de concours en avril. En mai, Soizic et Béa viennent me voir (vivement !). En juin, nouvel aller retour rapide en France pour un séminaire... En juillet, j'imagine bien que je vais venir me poser, pour de vraies vacances cette fois, en France. Où serai-je en août ? That is the question (mais c'est encore loin)
À la prochaine,
AnSo
18 février 2008
Raté
Allo !
Samedi j'étais fermement décidée à vous ramener un superbe reportage photographique sur le village de pêcheurs de Rimouski : petites cabanes de bois peintes installées sur la banquise, où les pêcheurs sur glace s'abritent pour aller conquérir je ne sais plus quel poisson, mais je l'ai su...
Bref. Je me prépare et je pars alerte, guillerette et surtout bien couverte. Il fait beau, Il fait froid.
J'aurai tenu 20 min.
Vingt minutes à avancer sur la Promenade de Rimouski, au bord du fleuve, en plein vent. J'ai fait fi des stalactites qui me sortaient du nez. Mais quand j'ai senti mes larmes se glacer sur mes joues, là j'avoue, j'ai abandonné. J'ai tourné à gauche et je me suis retrouvée dans la rue commerçante... (à l'abri du vent c'est fou ce qu'il fait meilleur !)
Le village des pêcheurs, ça sera pour une autre fois. Pour un jour sans vent, où il fera plus de -25°C. Vous en faites pas, la banquise a encore de beaux jours devant elle, même s'il lui en faut pas beaucoup des comme aujourd'hui, où il fait +6-8°C...
D'la bise
AnSo
10 février 2008
Pas d'escapade...
J'aurais bien dû vous raconter les épisodes 4 et suivants depuis un bail.
Je devrais même le faire, là. Maintenant.
Oui, mais non. Je suis pas inspirée.
On est dimanche presque soir. J'ai passé mon samedi à bosser, en regardant le soleil briller. J'ai passé mon dimanche à bosser, en regardant la neige tomber, avant de regarder un film - ça change de la neige - et de me mettre à cuisiner (on a développé une super activité du dimanche après-midi avec Chantal : on cuisine, soupe, gâteaux, plats divers et variés. On s'en met plein le frigo. Et pour la semaine. J'adore !!). Bref. On est dimanche presque soir et je suis pas inspirée pour vous raconter mes balades de début janvier...
Juste pour pas laisser vos yeux sur leur faim, un petit aperçu de notre banquise qui se fait, fond et se refait d'une semaine à l'autre. C'est incroyable comme ça bouge, une banquise ! Deux photos prises à une semaine d'intervalle :
Si j'avais pris une photo aujourd'hui... ben vous n'auriez rien vu. Mais ça se serait rapproché de la seconde, côté banquise, et de la première pour la "lumière". Passionnant, non, ces histoires de banquise ?
Des bises,
Portez-vous bien,
AnSo
01 février 2008
Escapade (3) : Perdus à Trois-Rivières
Perdus, oui. Perdus et bien perdus ! Faut dire qu'on débarquait en ville avec juste l'adresse de l'auberge de jeunesse et que la ville est grande et on qu'on la connaissait pas et qu'il neigait et qu'on était fatigué après une journée bien remplie (par l'Escapade (2) principalement...). On partait pas forcément gagnant... et ce n'était qu'un début.
Après moult tours et détours (maintenant on connaît le centre-ville de Trois-Rivières), on dégotte un téléphone public. On appelle l'auberge de jeunesse : ils décrochent... Oui ! Non... l'auberge est pleine. Arf ! Nous voilà avec une nouvelle adresse (et quelques vagues indications), celle d'un motel... Ah !! les motels. Le nôtre (qu'on finit par trouver après moults tours et détours...) est parfait : accueil plutôt miteux (mais préposé à l'accueil sympa), bâtiment qui va avec, indispensable parking tout en longueur pour garer le 4X4 à la porte de la chambre... Comme dans les films : on est en Amérique du Nord !! Nous voilà donc partis pour une soirée à thème...
Le type qui tient le motel nous indique un restau... Une pizzeria. Soit. Oui, mais pas n'importe quelle pizzeria : un comptoir, une salle vide avec ses tables et ses banquettes rosâtres... ou marronnasses. Comme dans les films. Il ne manque que la serveuse qui circule avec le café. La pizza est dégueu : pâte épaisse et plein de choses pas bonnes dessus... Et je vous parle pas des frites. Miam...
Nous repartons... Direction le centre-ville pour retirer des sous. Ça paraît simple dit comme ça, mais souvenez-vous : c'est une soirée "loose". On trouve la banque. On se gare. Mais on se gare à contre sens dans la rue, vue qu'il y a plus de place à droite... On sort. Quelques minutes plus tard, une voiture de police arrive, passe devant notre voiture, ralentit (beaucoup), continue sa route, fait demi-tour... et vient s'arrêter à notre hauteur. Et merde ! Heureusement on est tout près de la voiture et on accourt (enfin, Bertrand surtout). Bon, les flics sont sympas et, après quelques explications, repartent sans nous filer notre amende de 50 pièces... D'autant plus sympa que le guichet de la banque, notre objectif, le pourquoi du comment de notre stationnement un peu sauvage, est H.S.
Retour au Motel... ça suffit pour la soirée !
Le lendemain, avant de reprendre la route pour Rimouski, on fait un détour (oui, on aime ça) par le centre ville, histoire de voir à quoi il ressemble de jour. C'est pas si mal ! Et puis on tombe sur le port : personne, quelques bateaux, une lumière magnifique... On est sous le charme (photos de Chamou, toujours):
Finalement Trois-Rivière vaut le détour...
La suite la prochaine fois (plus que deux épisodes... au moins).
D'la bise,
AnSo





































