17 décembre 2007
Douce nuit
Allo,
Une nuit blanche, passée à l'écoute des bourrasques de vent et du ballet des chasse-neige, a-t-elle déjà aussi bien porté son nom que quand le jour se lève sur ça ? :
Je vous le demande.
Pas d'école aujourd'hui, tout est fermé en ville.
Bises,
AnSo
15 décembre 2007
À Québec (avant la tempête)
Allo,
Québec, quand elle ne disparaît pas dans les tempêtes de neige est une ville vachement intéressante à découvrir. Une partie de la ville, la plus récente, se développe au pied de l'autoroute. On y trouve des endroits un peu indéterminés, où les vieilles pierres côtoient les pylônes d'un pont des plus... bétonné, mais décoré :
La partie basse de la ville est reliée aux hauteurs par des escaliers disséminés un peu partout (beaucoup plus rassurants que les rues dont les pentes enneigées et verglacées ne me disaient rien qui vaille...), malgré leur nom (escalier des Glacis, Lépine, Lavigueur...) :
Et puis la vieille ville, se découpe en disons... 3 morceaux (pour ce que j'en ai vu) : la ville haute, hors des remparts (qui est séparée du fleuve par l'énorme parc des Champs-de-Bataille et des Plaines d'Abraham), la partie entourée de remparts (le coeur de la vieille ville) et la partie basse, à nouveau en dehors des remparts et au bord du fleuve (avec la gare et le quartier du Petit Champlain, l'un des plus touristiques, du moins à Noël). Une des plus belles balades que j'ai faites m'a emmenée de la seconde (où se trouve l'auberge de jeunesse) à la première en passant... par la troisième :
La rue Saint Anne, au pied du Chateau Frontenac, bien peu photogénique sous ses échafaudages (j'y retournerai, à Québec, rien que pour vous le montrer...) :
Le Petit Champlain, avec ses décos de Noël et ses boutiques de souvenirs :
Le fleuve, depuis un escalier (Cap Blanc, bien nommé) qui relie quelques maisons en basse ville aux Plaines d'Abraham :
Et puis les Plaines d'Abraham, recouvertes de neige, évidemment, et striées de traces de skis, de snowboards (bon, pas là, mais dès qu'il y a une pente un peu forte et assez longue...), de raquettes... bref, de passage :
Des plaines bordées de maisons plutôt cossues et... jolies :
D'autres photos, toujours depuis les Plaines, un jour moins ensoleillé. En haut du bâtiment le plus à gauche, c'est un restau qui tourne. La classe. Enfin, il paraît : j'ai loupé la sortie organisée par l'auberge de jeunesse et qui consiste en gros à aller prendre un café et des pâtisseries là haut tout là haut :
Et puis là c'est le Parlement (je crois... mais j'ai un léger doute en l'écrivant) :
Je suis restée 4 jours en ville, dans une auberge de jeunesse vraiment sympa. À peu près vide mais dont le personnel est d'autant plus au petit soin pour ses quelques clients. Voici Céline et Lisa en train de nous préparer les décos de Noël (ce que j'ai vu qui se rapproche le plus de l'orignal(e) pour le moment... merci les filles !) :
Toutes les deux sont "stagiaires" à l'auberge... bénévoles logées, avec un peu d'argent de poche serait plus vrai... M'enfin, ça a l'air plutôt cool comme formule. Céline vient de Marseille et passe ses 5 mois de congés (vive le compte épargne temps !) à Québec. Retour en France en février. Ça sera donc grâce à une Marseillaise que j'aurai été initée aux raquettes au Québec... Et quelles raquettes !! je ne pensais pas qu'il y en avait qui ressemblaient autant à des raquettes de tennis accrochées aux pieds... N'empêche qu'on s'est bien éclatées, sur les Plaines d'Abraham, toujours :
Petit bilan de Québec : la ville où j'ai eu le plus froid pour le moment, même avec des collants sous les jeans (-27°C en température ressentie) ; la ville où pour la première fois depuis 4 mois j'ai fait du shopping (moins grand donc moins paumant que Montréal... et pis avec des boutiques dignes de ce nom contrairement à Rimouski (non, le Wal-Mart n'est pas une boutique digne de ce nom !)) ; et puis de chouettes rencontres à l'auberge.
À la prochaine (depuis Rimouski cette fois et avant un retour à Montréal pour "défoncer l'année" et, accessoirement, récupérer le Chamou qui débarque) !
AnSo
04 décembre 2007
Leçon de tempête
Bien le bonjour,
Il est bizarre le billet précédent, non ? Les caractères sont de différentes polices et je vois pas bien quoi y faire... Si quelqu'un a une idée, je prends.
Bon, je ne vais rien vous apprendre aujourd'hui, vu qu'apparemment Madame Météo Française vous a parlé des tempêtes de neige nord-américaines. Je vais néanmoins essayer de vous aider à visualiser ce que ça donne. C'était hier à Québec. Toute la journée. Petite leçon pour mal faire, donc.
Bon, d'abord vous sortez parce que le devoir vous appelle, dans mon cas le boulot : quelques entretiens à mener dans deux ministères qui pourraient pas être plus éloignés... ça veut dire marche, attente du bus, bus, et marche à nouveau... Il neige et il vente. Bon, c'est pas très grave a priori et j'ai même eu du mal à comprendre pourquoi on parlait de tempête... du moins les 30 premières secondes. Parce que voilà, quand vous avez la mauvaise idée d'être dehors, vous vous prenez le vent en pleine face, ainsi que les tous petits flocons de neige qui virevoltent en tombant. Une grosse bourrasque arrive et vous ouvrez la bouche en grand, d'étonnement et de désarroi... et pis un peu aussi parce que vous n'arrivez plus à respirer par le nez. La neige s'engouffre par cet orifice nouvellement ouvert. D'étonnement, à nouveau, vous écarquillez les yeux (fichtre ! l'est pas très bonne cette neige)... Aussitôt écarquillés aussitôt refermés : vous vous retrouvez avec les yeux qui piquent piquent piquent à cause (je suppose) des produits mélangés à le neige (calcium ou je ne sais trop quoi). Une neige dans laquelle vous vous enfoncez jusqu'aux genoux à chaque pas, les trottoirs n'étant pas la priorité des chasse-neige. Du coup vous voilà les yeux fermés sur un terrain glissant (les rues de Québec sont pour la plupart en pente) voire accidenté (puisque les chasse-neige désertent les trottoirs). Et là vous avez le choix : 1) vous glissez et tombez ; 2) vous vous mangez le poteau égaré au milieu du trottoir ; 3) vous vous écrasez contre la première personne que vous croisez (selon la personne, ça peut être l'option de loin la plus agréable, mais pas facile, les personnes dehors étant rares dans ces conditions) ; 4) vous perdez de vue le trottoir et vous retrouvez au milieu de la route, nez à nez avec un bus ou un chasse-neige ; 5) ou bien vous trouvez la poignée de la porte du ministère où vous avez rendez-vous, vous prenez quelques minutes pour essuyer vos larmes (celles des yeux et du nez)... et vous faites comme si de rien n'était... (Ah ! quel temps, quand même !!). Si vous pouvez, poussez le "mine de rien" jusqu'à utiliser la machine à nettoyer les chaussures, c'est du plus bel effet !
Ce n'est qu'après qu'on m'a expliqué qu'il fallait vraiment être Française pour ne pas annuler un rendez-vous dans ces conditions...
On apprend tous les jours.
Une tempête de bises,
AnSo























