28 novembre 2007
MONTRÉAL
Allo, allo,
Tout d’abord je tiens à répondre à Béa : non, que non, je ne suis pas en grève… mais j’aurais pu par les temps qui courent ici aussi (chez les étudiants du moins). Je suis simplement en crise de procrastination aigue et... chronique. Mais beaucoup d'entre vous, ô très chers lecteurs, le savent déjà. Pourquoi une si belle idée existerait-elle si ce n'est pour en user et en abuser ? Moi j'ai pas la réponse... Alors j'use et j'abuse. Pour preuve : j’ai commencé à écrire ce message hier soir, mardi, et je ne le termine que ce soir, mercredi. Enfin, peut-être. Ne brûlons pas les étapes…
J'aimerais prétexter que le dernier ouikende fut tellement chargé que je n'ai pas pu bloguer comme je le souhaitais. Mais à part les... allez... deux heures où j'ai mis le cache-nez, les bottes et le bonnet dehors, je n'ai absolument pas levé les yeux de mes bouquins (il existe de très bon polars québécois... en passant). Au point que les dits yeux m'ont fait souffrir tout le lundi au boulot... Y'en a qui passent leur lundi à cuver leur cuite du ouikende, moi je l'ai passé à cuver mon abus de lecture... Passons.
Et venons-en au titre de ce billet.
Par où commencer ?
Je vais tenter par le commencement. Arrivée le mercredi soir à Montréal sous une pluie battante. Je n'ai donc pas vu grand chose de la ville. Juste l'auberge de jeunesse (à peu près vide ce premier soir) où j'allais passé les 4 jours à venir et le cinéma où je suis allée me réfugier illico presto. Bon, je venais à Montréal pour assister à un congrès. Ce que je fis, jeudi toute la journée et vendredi matin. Ça tombait bien, il faisait pas beau. Pas grand chose à dire sur le sujet. C'était un congrès. Je ne connaissais à peu près personne (ce qui ne permet pas d'apprécier les pauses cafés malgré la qualité des douceurs offertes... c'est dommage).
Le séjour à l'auberge était super. Bon peut-être que la quasi absence de clients n’y était pas pour rien. Tout petit prix. De grands espaces communs (c’est un bâtiment absolument gigantesque, un vrai labyrinthe). Absolument propre. Et une bien bonne ambiance grâce aux gens qui tiennent les lieux… Bref ! Je vous la conseille (du moins je vous la conseillerai si vous venez à Montréal, mais faudra que vous me demandiez… des fois qu’il vous viendrait l’idée saugrenue de venir sans me le dire ! Na !)
Jeudi soir, après une journée de congrès et une deuxième séance de ciné (je m'étais promis de faire une cure, mais je me suis contentée de deux films... nous sommes trop proches des EU pour que la programmation soit vraiment intéressante... Damned !), première véritable soirée à l'auberge, à me dépatouiller avec mes carences en anglais... On était 6, dont trois qui tenaient la baraque. Six de nationalité différente. (juste pour vous dresser le décor). Et là… pardon à mes principes les plus élémentaires (et à tous ceux qui les ont partagés…) mais intégration, sociabilité et manque (de cartes) obligent… je me suis laissée entraîner à jouer au poker où qu’on mise de l’argent en vrai… Et je me suis, de fait, résolue à perdre mes 5 malheureux dollars de mise (une fortune, je l’admets) : jouer au poker, auquel je n'avais été initiée qu'un court après-midi (merci Franck), et en anglais de surcroît... et contre mes principes les plus élémentaires !!!
Et bien figurez-vous que j'ai flambé... que dis-je ?... que j'ai épatamment flambé et ramassé toute la mise. Je les ai séchés, saignés, ruinés... oui, bon, allégés de 5 dollars chacun. Bref, j'ai gagné, tout gagné. Et j'étais pas peu fière ! (eux, beaucoup moins...)
C’était la première de trois soirées cartes. Vendredi, nouveau jeu : The President and the Asshole… Vous reconnaissez ?? Le Trouduc ! Mazette, ça devait faire 15 ans que je n’y avais pas joué… M’enfin, malgré la complexité du jeu, stratégique s’il en est… ça revient vite. Et pis re-poker samedi. Beaucoup moins flamboyant… mais je crois bien que le jeu me plait (sans l’aspect « mises obligatoires », ceci dit). Bon, avec tout ça je n’ai pas visité les clubs endiablés du Montréal-by-night… ni le moindre bar d’ailleurs. Ça sera pour la (très) prochaine fois ??…
Vendredi, après une matinée studieuse, j'ai commencé mon exploration de la ville. De la vieille ville. Bon, je vais éviter de vous gonfler avec des superlatifs à toutes les phrases : je suis tombée sous le charme de Montréal, que ce soit la veille ville ou la nouvelle, le quartier chinois, le centre ou le plateau... Je n'ai pas tout visité, bien loin de là, mais j'ai passé deux jours à errer et flâner dans les rues. Des rues où l'on trouve des boutiques et des restaus de toutes les nationalités possibles et imaginables. Où on a tantôt l'impression de se balader dans une ville anglaise (pour ce que j'en connais), tantôt dans une ville française... tantôt encore en Chine, en Italie, au Portugal... Où j'ai mangé les meilleurs muffins depuis mon arrivée ici... dans une boulangerie qui fait du pain à tomber par terre (Chez Pinchot... si vous avez l'occas').
Le seul léger problème c'est qu'il faisait bien froid. Un froid vif, avec un vent à vous couper les doigts... Enfin, peut-être pas, mais en tout cas à vous faire réfléchir à 15 fois avant de sortir les mains des gants pour prendre des photos. Paradoxalement, c'est le jour où il faisait le plus froid que je m'y suis quand même risquée... c'était mon premier jour de visite, le vendredi, donc dans la vieille ville (il faisait tellement froid que je me suis réfugiée plus de deux heures dans un musée sur la "courte" histoire de la ville...).
La Chapelle Notre-Dame de Bonsecours. Un musée désormais. Je sais pas vraiment sur quoi, mais si ça vous tente de savoir : http://www.marguerite-bourgeoys.com/fr/index.asp.
La place Jacques Cartier, avec l'Hôtel de Ville au fond.
La marché Bonsecours. Immenses halles qui abritent surtout des boutiques à souvenir (pour celles qui étaient ouvertes à cette saison toute creuse).
Le quartier des affaires vu depuis les quais. J'aime beaucoup...
L'ancien pavillon des EU à l'expo universelle de 1967 (Biosphère : musée de l'environnement)
L'horloge du quai de... l'Horloge (avec un parc d'attraction au pied droit du pont Jacques Cartier)
Au bout du quai des convoyeurs.
Parc des Écluses.
Là, j'avoue, je sais pas ce que c'est, mais ça a de la gueule...
Et pis la rue Saint-Paul... bondée comme vous pouvez vous en rendre compte...
Voilà pour une visite éclaire du vieux Montréal. La suite, la prochaine fois !
À part ça, il neige toujours. Il fait pas vraiment froid. Quoique ce matin il faisait -9° ou -13° selon les sources... Et je pars demain pour Québec. Nouvelle ville, beaucoup plus petite, bien moins cosmopolite, mais paraît-il fort jolie… J’ai hâte !
Une hotte de bises (j’ai loupé le défilé du Père Noël à Montréal mais c’est pas une raison pour se priver…)
À la prochaine,
AnSo
20 novembre 2007
Au secours
Me revoilà, donc.
Bon, je vous dirais bien qu'il neige encore. Ou pas... Mais à l'absence
de fenêtre s'ajoute désormais la nuit... tombée depuis quelques
minutes (il est 16h15). Mais je vous ai dégoté le bulletin météo du moment... comme ça vous en saurez autant que moi. En fait, nan, j'ai finalement décidé de me... vous contenter de l'image. Assez édifiante n'est-il pas ?
Y'a pas à dire, c'est bien de la neige... Et pour qu'on ne m'accuse pas de voler des images, je donne ma source : http://www.meteomedia.com/weather/CAQC0450. Bon, passons les considérations météo.
Ça fait bien longtemps que je ne me suis pas sérieusement penchée sur ce blog. Non pas que j'ai rien à dire. J'ai toujours quelque chose à dire... Mais c'est que j'ai pas mal été pas là ces dernières semaines.
D'abord y'a eu la formation "secourisme en milieu isolé" avec le club de marche. Bon ça fait un bout de temps maintenant... Et pis j'avais décidé de pas en parler plus que ça, mais comme je viens de recevoir les photos, je vais quand même vous le raconter.
C'était deux jours dans un bout de forêt, avec des chalets au milieu... et pis un lac pas loin :
Ça c'est le grand chalet où qu'on travaillait.
Le petit chalet que je partageais avec Lucie (sur la photo) et... le sosie de Bart Simpson... Enfin, "sosie" c'est peut-être un peu fort, mais la ressemblance m'a bien fait marrer (photos de groupes à suivre).
Et voilà pour le lac.
Bref. On arrive le vendredi soir pour débuter les "exercices" à la première heure le samedi. Première mise en situation : on entend un type hurler, à moitié dans l'eau, et qu'a perdu un pote dans le lac... Le type en question était avec un fusil... J'ai cru que c'était un faux jusqu'à ce que quelqu'un ôte les cartouches... C'est fou, on aurait vraiment dit un jouet en plastique... Et moi je me suis sentie un peu con de pas être foutue de reconnaître un fusil "en vrai"... Ce n'était qu'un début ! En fait je me suis sentie terriblement inutile sur cette première simulation... Nous voilà auprès du "blessé", à la fin de l'exercice (d'où nos sourires...) :
Du coup vous voyez toute la gang avec qui j'ai passé ce ouikende (le blessé... c'est Bart).
Après cette première étape pas forcément concluante, on a passé l'après-midi dans le chalet à apprendre comment vérifier si quelqu'un est mort... ou vivant, et quoi faire s'il est encore un peu vivant (moi j'en ai un peu déduit que si tu te retrouves à tomber sur quelqu'un dans la panade et que t'as pas de téléphone satellite... le cellulaire que je n'ai pas ne passant à peu près nulle part, ben t'es dans la panade aussi... Ou bien tu t'enfuis !!!).
Là c'est le môssieur qui nous apprenait toutes ces belles choses altruistes :
Deuxième jour, deuxième simulation : trois personnes en détresse dont une qui s'est pris un arbre sur le coin de la tête... C'était Halloween avant la date :
On a appris à faire en abris en deux minutes : 
Et pis... et pis on s'est bien marrer, en fait. Même si c'était un exercice tout à fait sérieux... et qu'il faisait froid et qu'on savait pas comment faire !

(à gauche, au premier plan... vous voyez pas une toute petite ressemblance ??)
Après ces joyeusetés, retour au chalet où on a appris à faire plein de bandage super bien : si un jour on marche ensemble ET qu'on a un accident (enfin pas moi...) je pourrai vous immobiliser l'épaule, le bras, la jambe... à merveille ! Un peu comme ça :
Voili pour un petit retour quelques semaines en arrière.
Depuis, à part mes journées au boulot/bureau, j'ai passé un ouikende en Gaspésie (tout au bout de la péninsule coincée entre l'Atlantique et le Saint Laurent) pour donner un cours. C'était bien l'fun... Primo ça m'a permis de visiter un peu... Un tout petit peu, à vrai dire, vu qu'il fait nuit super tôt et qu'à part pour faire le trajet (12 heures A/R) on n'a pas eu le temps de bouger. Ceci dit le trajet était vraiment magnifique. On a longé l'océan sur plusieurs centaines de km, passant d'une baie à l'autre. Grosse ombre au tableau (que vous ne verrez pas : je ne pouvais pas conduire ET prendre les photos...) : l'urbanisation. C'est moche et c'est fait n'importe comment. Secundo, ben c'était cool de donner un cours en vrai, vu que les précédents étaient en vidéo-conférence. J'y prends presque goût... Et pis ça fait du bien de sortir du bureau. Vivement que mes enquêtes commencent (la semaine prochaine... de jeudi à lundi... à Québec. Trop dur !!).
De suite après la Gaspésie, c'était Montréal. Et c'était avant-hier (et les trois jours précédents). Y'avait un congrès sur l'Évaluation des impacts sociaux (hummm). Très, très bonne occasion de venir se poser à la ville... Ce fut épatant, mais ça sera pour un prochain très prochain billet...
D'ici là, une tartine de bise (l'est 17h20, c'est encore l'heure du goûter).
Je m'en retourne chez moi, sous la neige... ou pas.
AnSo
Glissant, toujours, et de plus en plus blanc...
Allo,
Il neige, il neige, c'est fou comme il neige.
Il arrête pas de neiger.
Je peux pas vous montrer.
De toute façon je peux à peine le voir dans mon bureau sans fenêtre...
Et pis même quand j'ai une fenêtre devant moi, le ciel est tellement bouché que je vois pas à deux pas.
N'empêche... il neige ! Et ce matin je ne me suis pas chaussée pour rentrer sous les flocons... sur les flocons du moins. Pour ce qui est d'être dessous, c'est plutôt le parapluie qui va me manquer ! Bref...
Je vous reviens plus tard dans la journée pour vous raconter mes ouikendes loin de Rimouski !
A très vite, donc.
Une tempête de bises.
05 novembre 2007
Glissant
Pas facile de marcher sur les trottoirs recouverts de verglas... Ni sur les routes dont la largeur est réduite de moitié à cause des blocs de neige...
C'était la découverte du matin.
Heureusement, certaines zones de glace étaient fondues.
M'enfin, ça promet.
Bises
AnSo
04 novembre 2007
Blanc
Le bonjour,
Réveil un peu tôt ce matin : nous avons changé d'heure et je veux aller marcher. Je n'irai pas marcher : la sortie avec le club a été annulée.
Les raisons ? Ci-dessous :
Ce sont trois photos de la rue où j'habite, prises depuis l'appart, ce matin vers 7h.
J'avais pris l'arbre, sur celle du milieu, y'a une dizaine de jour. Le 23 octobre pour être précise :
Ou comment passer, en quelques jours, des couleurs de l'automne à celles de l'hiver...
J'ai été bien avisée d'acheter un manteau d'hiver hier !
Des bises,
AnSo


























